[ archive exposition ] « Louis Soutter » / Fondation Le Corbusier, Paris / Julie Borgeaud, commissaire / juin à septembre 2012



[ archive exposition]  


« Louis Soutter, accrochage »

Fondation Le Corbusier, Paris

Julie Borgeaud, commissaire

de juin à septembre 2012

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La Fondation Le Corbusier présente dans la maison La Roche à Paris, une exposition d’un choix de dessins de Louis Soutter, provenant de ses collections.

En 1927, Le Corbusier, déjà très célèbre, se rend dans le Jura vaudois afin d’y rencontrer Louis Soutter, son cousin germain. Il est interné depuis quatre ans à l’hospice pour vieillards de Ballaigues, Soutter y restera jusqu’à sa mort en 1941. Là, isolé des autres pensionnaires, Le Corbusier découvre un homme de 56 ans, cultivé et pluridisciplinaire : architecte de formation, il est aussi dessinateur et violoniste.

Le Corbusier est séduit par la richesse de ses dessins et l’étendue de sa culture. D’où son engagement en faveur de cette œuvre. Il offre donc à son cousin argent et matériel de dessin, notamment le papier. Commencent alors dix années d’une amitié nourrie d’un mutuel et profond respect. En témoigne l’influence indirecte de Le Corbusier sur l’oeuvre ultérieure de Soutter. En effet, de 1930 à 1937, celui-ci délaisse ses supports de cahiers d’écolier, reprenant sur des papiers libres de formats plus importants, certains des thèmes abordés dans ses cahiers en les enrichissant de détails. C’est la période dite “maniériste“ de son œuvre.

Parallèlement aux dessins sur feuilles libres, collectionnés à cette époque par Le Corbusier, Soutter continue à recouvrir d’ornementations les pages de certains livres, en particulier Salambô de Gustave Flaubert, Le baiser au lépreux de François Mauriac, Poèmes Français de R. M. Rilke, etc.
Il ornera de dessins à la plume et à l’encre noire, rappelant le langage de l’enluminure, quatre des écrits théoriques de Le Corbusier, que celui-ci lui avait offerts : Une maison, Un Palais Croisade ou le crépuscule des académies ; L’art décoratif d’aujourd’hui et La peinture moderne.

Le Corbusier achète à Soutter des dessins issus de ses cahiers d’écoliers et de la période dite “maniériste“. En 1936, Le Corbusier publie dans Le Minotaure le texte “Louis Soutter, l’inconnu de la soixantaine”, accompagné de ces dessins. Parallèlement, Le Corbusier organise une exposition d’une trentaine de ces dessins au Wadsworth Atheneum, à Hartford, aux États-Unis, à laquelle le dessinateur ne pourra d’ailleurs se rendre.

L’amitié entre Le Corbusier et Louis Soutter prendra fin avec la guerre. En 1942, âgé de 71 ans, Louis Soutter décède, seul, à l’hospice pour vieillards de Ballaigues.

Parallèlement à l’exposition présentée à la Fondation Le Corbusier, d’autres aspects de l’œuvre de Soutter feront l’objet de présentations inédites, notamment de plusieurs livres enluminés : “Louis Soutter, le tremblement de la Modernité”, La Maison Rouge, Paris (21 juin au 23 septembre 2012) ; “Le Corbusier, Louis Soutter – croisements”, Fondation Suisse, Cité universitaire internationale, Paris (27 juin au 30 septembre 2012).

Julie Borgeaud, commissaire des expositions Soutter à Paris.

 => Website La Fondation Le Corbusier: 

http://www.fondationlecorbusier.fr/corbuweb/morpheus.aspx?sysName=redirect42&sysLanguage=fr-fr&IrisObjectId=8277&sysParentId=42

#JulieBorgeaud #LouisSoutter #LeCorbusier #VictorHugo


 

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