[ archive exposition ] « Louis Soutter, Le Corbusier – croisements » / commissaire: Julie Borgeaud /Fondation Suisse, Paris / de juin à septembre 2012



[ archive exposition ] 


« Louis Soutter, Le Corbusier – croisements »

commissaire: Julie Borgeaud

Fondation Suisse, Paris

de juin à septembre 2012 

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Ce n’est qu’en 1927 que Le Corbusier, en pleine consécration, se rend dans le Jura Vaudois pour y rencontrer son cousin germain, le dessinateur et violoniste suisse Louis Soutter, placé en hospice de vieillards de Ballaigues depuis 4 ans.

C’est à l’issue de la confiscation de son violon par la direction de l’hospice que Louis Soutter, alors âgé de 52 ans, abandonne définitivement la musique et se remet de 1923 à 1930 à dessiner sur des matériaux de fortune trouvés sur place: cahiers d’écolier, enveloppes, encre dérobée à la poste de Ballaigues. C’est également à cette même époque que le dessinateur commence à recouvrir d’illustrations les pages de livres qu’il récupère et lit. Ce retour au dessin est marqué par l’apparition de séries de thèmes que le dessinateur décline dans ses cahiers, telles des gammes. Les thèmes que Louis Soutter développe à travers les deux milles dessins réalisés à cette époque évoquent son quotidien et son environnement (l’hospice, la vie du village, la nature avoisinante), son univers onirique (figures féminines, lévitations, architectures imaginaires), ou encore ses lectures (La Bible, Shakespeare, Dante, Hugo). Au fil des pages, Louis Soutter, en démultipliant les variations graphiques de ses thèmes, parvient à élaborer ainsi un véritable projet pictural.

Le Corbusier, en découvrant en 1927 le travail de son cousin, est séduit par sa culture ainsi que par son expression picturale peu conventionnelle. Il se lie d’amitié avec lui, l’encourage en lui offrant notamment du matériel de dessin et influence ainsi l’éclosion de la “Période Maniériste“ de son oeuvre. De 1930 à 1937, Louis Soutter reprend sur papiers libres et de plus grands formats les thèmes qu’il abordait précédemment dans ses cahiers, en les enrichissant de détails.

L’existence de cette relation forte et complexe, qui durera une dizaine d’années, aux cours desquelles Louis Soutter réalisera l’illustration à même les pages de deux des livres de Le Corbusier “Une maison, un palais“ et “L’art décoratif d’aujourd’hui“, nous offre un éclairage inédit sur l’architecte et permet d’aborder l’oeuvre de Louis Soutter sous un nouvel angle.

Julie Borgeaud, commissaire des expositions Soutter.

 


[ archive ]  


Conférence « Louis Soutter, Le Corbusier – le génie familial »

avec Marie-Claire Sellier, psychanalyste et critique d’art  et Julie Borgeaud 

Fondation Suisse, Paris, 21 sept. 2012 

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