[ archive expositions commissionnées ] / « Louis Soutter, le tremblement de la modernité » / La maison rouge, Paris « Louis Soutter, Le Corbusier, croisements » / La Fondation Suisse, Paris « Louis Soutter » / La Fondation Le Corbusier, Paris de juin à septembre 2012 / commissariats: Julie Borgeaud



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Unknown-1Fondation Suisse / architecte Le Corbusier  

« Louis Soutter, le tremblement de la modernité » /  La maison rouge, Paris 

« Louis Soutter, Le Corbusier, croisements » /  La Fondation Suisse, Paris

« Louis Soutter«  / La Fondation Le Corbusier, Paris 

de juin à septembre 2012

commissariats: Julie Borgeaud 

Exposition « Louis Soutter, le tremblement de la modernité » à la maison rouge, Paris, regroupe 270 dessins et 10 des ouvrages, enrichis à même les pages, des commentaires graphiques de Louis Soutter:

« Louis Soutter, le tremblement de la modernité », propose une vision d’ensemble à la fois originale et fidèle de l’œuvre de l’artiste suisse Louis Soutter (1871-1942), dont la dernière rétrospective parisienne remonte à 1997. Elle cherche à souligner la cohérence du travail de cet artiste injustement méconnu du grand public et à lui rendre la place qui devrait être la sienne dans l’histoire de l’art.

Cette œuvre singulière et marginale, que certains ont voulu classer dans l’Art brut, est en fait d’une grande modernité. L’isolement dans lequel Louis Soutter a vécu pendant les vingt dernières années de sa vie en hospice a dérobé au regard de la critique d’autres aspects essentiels de la biographie de cet artiste : ses études d’art et de musique menées entre Genève, Bruxelles et Paris, sa grande culture, sa connaissance des courants artistiques de la fin du 19e siècle, autant d’éléments qui le distinguent des critères de l’Art brut, tels qu’ils furent définis par Jean Dubuffet.

Cette exposition a pour ambition de montrer l’œuvre dans son ensemble, depuis les dessins académiques de jeunesse, jusqu’aux « peintures et dessins au doigt » des années 1937 à 1942, productions d’une profonde originalité, sans précédent ni équivalent à l’époque. Tout en opérant des regroupements correspondant aux différentes périodes traditionnellement distinguées pour classer l’œuvre de Soutter, l’exposition s’attache à mettre en avant ses thématiques essentielles et, surtout, à présenter de manière inédite des pièces charnières.

Une place particulière est accordée aux « dessins de cahiers » (1923-1930), des dessins extraits des cahiers d’écolier qui constituèrent les deux tiers de son œuvre et qui furent démantelés puis dispersés peu après la mort de l’artiste. Afin de donner à voir la cohérence de cette œuvre, l’exposition propose la reconstitution d’un ensemble de pages se suivant chronologiquement.

Entre 1930 et 1937, un changement graphique s’opère dans l’œuvre. Les formats grandissent, les feuilles libres se substituent aux pages étroites des cahiers. La technique de Soutter évolue également. On qualifie cette période de « maniériste » car Soutter puise son inspiration dans la peinture de la Renaissance, caractérisée entre autres, par la prolifération de détails et la déformation des corps.

Un ensemble conséquent de quarante-sept « peintures et dessins au doigt » réalisées entre 1937 et 1942, date de sa mort, est présenté en provenance de collections particulières et du Musée cantonal des Beaux-arts de Lausanne.

Le dernier point fort de l’exposition porte sur une particularité étonnante de l’œuvre de Soutter : les livres sur lesquels l’artiste est directement intervenu, développant à même les pages des univers graphiques en contrepoint du texte. Pour la première fois, une dizaine de ces ouvrages a pu être regroupée.

Ce parcours au cœur même de l’œuvre de Soutter devrait permettre de mettre l’accent sur sa modernité Ou pour mieux dire, la modernité tremblante : il y a chez Soutter le frémissement d’un trait nourri aux sources vives de la peinture classique (Carpaccio, Raphaël, …) et qui le porte jusqu’à l’expérimentation picturale la plus moderne.

Julie Borgeaud, commissaire des expositions Soutter

=> Website Maison rouge:

http://archives.lamaisonrouge.org/spip.php?article840&date=archives

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